Pierre-Barthélemy Gheusi

Cousin de Léon Gambetta, Pierre-Barthélemy Gheusi (1865-1943) est aussi connu sous le pseudonyme de Norbert Lorédan, notamment dans les cercles littéraires décadents. Romancier, dramaturge et librettiste, sa carrière est entre autres marquée par les recommandations d’Émile Zola et de Catulle Mendès. Plus tard journaliste, il prend la tête de La Nouvelle Revue, célèbre périodique de l’époque, avant de devenir directeur-administrateur du Figaro

Charles Lomon

Si elle est aujourd’hui largement oubliée, l’œuvre prolifique de Charles Lomon (1852-1923) a pourtant connu un certain succès en son temps. S’adonnant aussi bien au roman qu’à la poésie, en passant par le théâtre ou encore l’opéra, Lomon est notamment à l’origine du ballet 
La Ronde des saisons ou de la pièce Trilby, une féerie en un acte qu’il coécrit d’ailleurs avec nul autre que P.-B. Gheusi.

Jack London

écrivain parmi les plus lus au monde, Jack London (1876-1916) est entre autres l’auteur de Croc-Blanc, Martin Eden, Le Vagabond des étoiles ou encore L’Appel de la forêt. C’est notamment à ce dernier titre qu’il doit sa renommée internationale. 

Nathalie Henneberg

Née le 23 octobre 1910 à Batoumi, dans ce qui est alors la République socialiste soviétique de Géorgie, Nathalie Novokovski est contrainte de fuir les conflits russes dès les années vingt, au cours desquelles elle émigre en Turquie, en Syrie et au Liban, avant d’aboutir en France. Écrivant depuis son plus jeune âge, d’abord en russe puis en français, elle voit ses ouvrages être refusés par de nombreux éditeurs et décide de signer ses titres du nom de son mari, Charles Henneberg. Sous son nom paraissent bien des nouvelles et des romans, notamment La Naissance des Dieux (1954), An premier, Ère spatiale (1959), Les Dieux verts (1961) ou La Plaie (1964). Nathalie Henneberg réclame finalement la paternité de son oeuvre après le décès de son époux et continue d’écrire jusqu’à sa mort, survenue le 24 juin 1977, dans son appartement du VIIe arrondissement de Paris.

Eric Rücker Eddison

Eric Rücker Eddison (1882-1945) est un écrivain britannique très célèbre pour ce qui sera considéré par tous comme la plus grande fresque de fantasy avant la parution du Seigneur des Anneaux. Avec la publication en 1922 de son Serpent Ouroboros, qui fit office de préquelle à la trilogie de Zimiamvie, il devient l’auteur du début du XXe siècle le plus influent sur le genre, émerveillant aussi bien H. P. Lovecraft, Ursula K. Le Guin, Clark Ashton Smith, Fritz Leiber, C. S. Lewis ou encore J. R. R. Tolkien.

André Lichtenberger

Agrégé d’histoire et spécialiste du socialisme, le Strasbourgeois André Lichtenberger (1870-1940) est un auteur et homme politique français qui s’est illustré dans de nombreux genres différents. S’adonnant aussi bien à l’écriture d’essais que de romans, que ce soit pour la jeunesse (avec son célèbre Mon Petit Trott) ou les adultes, il jouit d’une certaine notoriété au début du XXe siècle. Aujourd’hui, c’est en tant que pionnier de la fantasy française qu’il revient sur le devant de la scène.

Harold Lamb

Né à Alpine, New Jersey, en 1892, Harold Lamb a tôt fait de se passionner pour la littérature et les civilisations orientales. Quelques années plus tard, quand l’éditeur en chef d’Adventure l’autorise à écrire sur n’importe quel sujet tant ses récits sont prisés, Lamb place aussitôt l’Asie et ses merveilles au cœur de ses histoires et devient rapidement l’un des auteurs les plus populaires des pulps. Il s’illustre également en écrivant les biographies des plus grands conquérants – d’Alexandre le Grand à Gengis Khan en passant par Charlemagne –, qui lui valent une grande renommée en tant qu’historien.

C’est en 1962 qu’il s’éteint, convaincu qu’« en fin de compte, la vie est belle à celui qui peut aller où il veut et écrire sur les sujets qui lui plaisent le plus. »

Abraham Merritt

Né dans le New Jersey en 1884, Abraham Merritt devient journaliste après avoir fait des études de droit. Éditeur en chef du magazine The American Weekly, il se passionne également pour les mondes fantastiques, et ne tarde pas à s’essayer à l’écriture de l’imaginaire, alors à ses premiers balbutiements. C’est dans les pulps qu’il fait ses premières armes, et son roman, The Moon Pool (Le Gouffre de la lune), lui vaudra une place parmi les auteurs les plus célèbres de l’époque. Avec La Nef d’Ishtar et Les Habitants du mirage, il signe deux chefs-d’œuvre de maturité qui font de lui le fondateur d’un genre nouveau : l’heroic fantasy est née. Forgeur de merveilles, il régale des millions de lecteurs jusqu’à sa mort en 1944. Son influence perdure encore aujourd’hui, dans les écrits des plus grands maîtres du genre, de H.P. Lovecraft à Michael Moorcock.

Hope Mirrlees

Née en Angleterre en 1887, Helen Hope Mirrlees est une femme de bonne famille qui fréquente les cercles artistiques les plus réputés. Intime de William Butler Yeats, de T.S. Eliot ou de Virginia Woolf – dont elle s’attire les foudres dans son journal intime –, elle s’adonne à l’écriture et trouve sa voie dans la poésie et les romans. Elle vit aux côtés de l’helléniste Jane Ellen Harrison (1850-1928), sa compagne (ou en tout cas voulaient-elles le laisser croire) bien plus âgée à la mort de laquelle, Hope Mirrlees décide de se retirer du monde. Il faut attendre 1970 pour que Lin Carter, un éditeur américain spécialiste de fantasy, daigne donner une seconde jeunesse, sans autorisation, à son roman daté de 1926 : Lud-in-the-Mist. Et bien que Mirrlees ne se soit éteinte qu’en 1978, rien n’indique qu’elle ait jamais su quoi que ce soit du succès de son œuvre et de l’influence qu’elle eut sur les plus grands écrivains de l’imaginaire. 

James Malcolm Rymer

Auteur prolifique des années 1840 à 1860, la carrière littéraire de Rymer fut pleine d’ambigüités et de doutes quant à sa situation d’auteur ; bien des romans devraient porter son nom quand ils paraissent anonymement, et bien d’autres lui sont attribués à tort. Devenu un auteur à succès, il fut extrêmement apprécié de son temps, un jugement qui semble perdurer puisque nombre de ses romans restent des classiques en Grande-Bretagne. C'est évidemment le cas de Sweeney Todd, son personnage le plus populaire, devenu un mythe de la littérature anglaise. 

Stella Benson

Stella Benson (1892-1933) était une romancière, poétesse et nouvelliste britannique. Globe-trotteuse, elle nourrit ses oeuvres de ses multiples voyages, mêlant sa propre expérience, ainsi que des éléments autobiographiques, à ses récits. Proche des suffragettes, elle fait largement part de sa position sociale dans ses textes, qu’elle teinte d’un féminisme militant. Le Fort Intérieur, son troisième roman, lui vaut d’être redécouverte aujourd’hui comme l’une des pionnières d’une fantasy légère, fantasque et pour le moins incongrue.

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